Lecture et multimédia

Il s'agit d'accompagner la lecture [qui reste le geste fondateur] par des poèmes, vidéos, sons. Une tentative de prolonger la lecture en la complétant avec des impressions, des images, des sensations.

Mes amis de Emmanuel Bove

Lu et interprété par Alain Piallat
Création le 10 décembre 2019 - Cave Poésie René Gouzenne - Toulouse

Invalide de la grande guerre vivant d’une misérable pension et habitant une chambre tout aussi misérable, Victor Bâton passe ses journées à se promener dans les rues du Paris d'après - guerre. Sa quête d’amis occupe ses journées jusqu’à l’obsession. A l'affût, il pose son œil sur tout, partout, s’attarde sur le moindre détail susceptible de lui révéler la vérité la plus insignifiante sur telle ou telle personne ou sur lui-même. Spectateur assidu du quotidien, reporter du banal, il observe, scrute et analyse chaque signe, même illusoire, d’un changement potentiel. Rien n’échappe à son œil averti : quelques tâches de lait recouvrant les pantoufles de sa crémière, le délabrement d’une façade, l’œil de verre d’un gérant de café, la marque d’un vaccin sur le bras d’une femme nue, le râtelier d’une vieille ménagère, la claudication d’une jeune fille, des traces de rayures sur le parquet d’un appartement, le bas d’une femme noirci par la crasse… Tel est Victor Bâton, il ne peut s’empêcher de satisfaire une sorte de curiosité persécutrice et naturelle. Il faut qu’il voie ! Fût-ce à travers une serrure ou en louchant jusqu’à la douleur. Tant d’épisodes tous plus pathétiques et caricaturaux les uns que les autres illustrent cette curiosité qui n'est pas sans nous rappeler les grandes heures du cinéma muet.
Premier roman d’Emmanuel Bove (1898-1945) et premier succès en 1924. Grâce à Colette, qui, la première, reconnaîtra son talent. La force de ce récit réside dans son style dépouillé – des phrases courtes, limpides, apparemment anodines mais en fait très percutantes et à l’humour noir débarrassé de toute illusion.

Joséphine ou le peuple des souris de Franz Kafka [Livraison début 2020]

Lu et interprété par Malika Gessinn

Le peuple des souris, pourtant très peu mélomane, admire leur chanteresse Joséphine. En fait, elle ne chante pas vraiment, ni ne chantonne ; elle siffle. Mais elle ne siffle pas vraiment non plus, elle sifflote comme le ferait le premier venu. Le peuple admire en elle ce qu'il n'admire pas en lui. Elle est un être fragile qu'il protège alors que c'est elle qui croit le protéger. Et, en effet, dans le danger, le peuple des souris se soumet à sa tyrannie parce que son chant le libère de la vie quotidienne. Mais il refuse de l'exempter de travail et une guerre se livre où, se refusant à chanter, elle perd son pouvoir. Joséphine la chanteresse ou le peuple des souris, est le dernier récit de Franz Kafka. Tuberculeux au dernier degré, ne pouvant presque plus parler, ni avaler tant il souffre, l’auteur praguois a écrit Joséphine quelques mois avant de mourir le 3 juin 1924 au sanatorium de Kierling, près de Vienne.

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Ces lectures - performances peuvent être jouées dans tout lieu pouvant accueillir une quarantaine de personnes minimum. Obscurité nécessaire et une prise 220V. La Cie fournit tout l'équipement. Petites scènes dans théâtres - bibliothèques - cafés culturels - salles de quartier - autres (...) Pour tout renseignement nous contacter

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